Chambéry : 22 000 logements privés d’eau chaude en raison d’une fuite majeure sur le réseau de chaleur urbain

Chambéry : 22 000 logements privés d’eau chaude en raison d’une fuite majeure sur le réseau de chaleur urbain

Crise dans le centre-ville de Chambéry : une fuite importante perturbe le réseau de chaleur urbain

Depuis jeudi matin, plusieurs quartiers de l’agglomération de Chambéry font face à une coupure d’eau chaude et de chauffage, affectant plus de 22 000 logements, selon France Bleu. La rupture provient d’une fuite majeure sur le réseau de chaleur urbain, géré par le groupe Dalkia via la société R3C, qui alimente notamment Chambéry, La Motte-Servolex, Bassens et Cognin. La partie basse du réseau, incluant Chambéry Centre, le quartier de Villeneuve à Cognin, ainsi que Bassens et La Motte-Servolex, est particulièrement touchée.

La fuite s’est produite dans la nuit de mercredi à jeudi, dans le secteur du Stade à Chambéry, en sous-sol. Les équipes techniques ont déployé des moyens d’urgent reparations en creusant pour accéder à la canalisation endommagée. Le communiqué publié en début d’après-midi indique que des travaux sont en cours pour colmater la fuite, avec l’espoir d’un retour à la normale dans la nuit, sous réserve de conditions techniques, notamment d’éviter tout choc de pression qui pourrait fragiliser davantage les conduites.

Alors que certains secteurs, comme Bassens et le Centre Hospitalier de Chambéry, ont déjà retrouvé leur service grâce à des manœuvres de maillage, d’autres zones, notamment Chambéry Centre, Cognin et La Motte-Servolex, n’ont pas encore retrouvé l’eau chaude en début de soirée, ce qui concerne encore environ 12 000 logements. La remise en service complète est en cours, avec la mise en place de chaufferies mobiles pour alimenter prioritairement les sites sensibles tels que les établissements de santé et les écoles.

Le réseau de chaleur, long de 94 kilomètres, raccorde plus de 35 000 logements depuis septembre 2024, avec une extension prévue pour atteindre 44 000 logements d’ici 2030. Face à cette crise, les autorités poursuivent leurs efforts pour limiter l’impact et rétablir la fourniture dans les plus brefs délais, tout en évitant des risques supplémentaires liés à la haute pression dans le réseau.

Cette panne intervient dans un contexte où Chambéry doit également faire face à d’autres enjeux environnementaux et sociaux, mais la priorité reste cette coupure d’eau chaude qui perturbe la vie quotidienne des habitants et des institutions concernées.