Le Stade olympique chambérien a connu une triste fin pour ses supporters ce dimanche, lors d’un match décisif contre Aurillac, qui a scellé le sort de la montée en Pro D2 pour le club savoyard. Après une saison pleine de promesses, marqué notamment par une excellente régularité à domicile, le SO Chambéry n’a pas su contenir l’ardeur de l’adversaire et s’est incliné lourdement 45-15, à domicile, dans un contexte où la défaite a été immédiate dès les premières minutes.
Le début de rencontre a été catastrophique pour les Chambériens, qui ont encaissé un 20-3 en moins de 20 minutes, laissant peu d’espoir à leurs supporters d’accrocher la montée. L’entame du match, largement dominée par Aurillac, a laissé des traces physiques et morales, malgré un ultime essai spectaculaire de 80 mètres, inscrit trop tard pour changer le cours de l’histoire. La défaite a ainsi privé le club d’une place historique en Pro D2, une objectif que le club visait depuis plusieurs saisons.
Les statistiques du match illustrent cette domination intense d’Aurillac, qui a plié l’affaire dès le début avec une avance confortable. Le dernier essai de l’équipe cantalouise a été inscrit à la 80eme minute, sous la forme d’une tentative transformée, ajoutant une dernière touche à une victoire implacable. De leur côté, les Chambériens, malgré une résilience et des efforts notables, n’ont jamais su freiner la machine aurillacoise, même si leur performance en seconde mi-temps a permis de réduire un peu l’écart dans les derniers instants.
Ce résultat marque le quatrième échec de Chambéry à l’accession en Pro D2 depuis 2015, malgré des saisons où tout semblait réuni pour concrétiser cette ambition. La saison précédente s’était terminée sur une défaite en finale face à Carcassonne, laissant un goût amer, mais c’est le bagage moral et sportif accumulé qui laissera probablement des traces. Le club, chargé d’histoire depuis sa fondation en 1943, a pourtant connu des moments de gloire, notamment en Championnat de France de groupe B, de 1954, 1956, ou plus récemment en remportant le Trophée Jean Prat en 2016.
Les supporters, venus nombreux malgré la chaleur caniculaire, ont exprimé leur déception mais aussi leur fierté face à une équipe qui a tout donné jusqu’au dernier souffle. Le capitaine Jean-Baptiste Grenod a d’ailleurs souligné l’état d’esprit combatif de son équipe, affirmant que malgré la déception, les joueurs avaient su encaisser les coups tout au long de la saison.
Ce revers met fin à une saison remarquable, où Chambéry a notamment brillé dans son antre, un véritable bastion qui a souvent été une redoutable forteresse pour ses adversaires. Cependant, cette défaite marque un tournant, et l’équipe devra désormais se concentrer sur la relance pour tenter de revenir plus forte dans la course à la Pro D2 lors des prochaines saisons. Le club savoyard, fort de ses racines historiques, reste déterminé à écrire un nouveau chapitre et à retrouver ses ambitions d’antan, en espérant que l’échec de cette année ne soit qu’un coup d’arrêt temporaire.
Dans le même temps, Aurillac, qui était en position de relégation, conserve son fauteuil en Pro D2, poursuivant ainsi sa saga de club historique en danger perpétuel, mais toujours capable de réaliser des miracles sportifs. Les prochains mois s’annoncent cruciaux pour le développement et le futur du club de Chambéry, qui doit désormais relever la tête et se projeter vers une saison de reconstruction.
Le Stade olympique de Chambéry reste un symbole fort du rugby régional, et cette confrontation aura laissé un souvenir impérissable aux passionnés. Malgré cette défaite, la passion locale continue de vibrer, avec une équipe dont l’avenir reste à écrire, avec, espérons-le, une nouvelle opportunité de rejoindre l’élite du rugby français dans un avenir proche.